PARIS BRETON

Lors d’un récent dîner du Club de Bretagne, j’ai croisé la route de Ronan Le Flécher, porte-parole de l’association PARIS BRETON. Journaliste d’armor magazine, il tient aussi un blog dédié à la Bretagne : blog.breizh.bz. Ce Cornouaillais de 33 ans nous fait partager ici son regard sur la Bretagne … à Paris.

Drapeau20breton_1_2 "François Pinault fait flotter le drapeau breton à l’entrée du Palazzo Grassi de Venise, Vincent Bolloré lance le premier gratuit du soir, Patrick Le Lay règne sur TF1 qui caracole en tête des meilleures audiences, Yves Thibault de Silguy prend la présidence du groupe Vinci dans la tempête … Décidément, les patrons bretons font l’actualité de ces derniers jours.

A côté des Leclerc père et fils, Rocher et autres Le Duff, tous incarnent cette Bretagne des gagnants, cette Bretagne conquérante. La plupart de ces entrepreneurs célèbres ont pris racine dans la capitale française, sans pour autant renier leurs origines. Aussi, faut-il s’étonner de trouver Le Lay, Le Duff et Bolloré parmi les soutiens de la première édition des Journées de la Bretagne à Paris ? En effet, à l’initiative de PARIS BRETON (www.parisbreton.org), un vent de Bretagne a soufflé sur Paris les 16, 19 et 20 mai, et sur ses sites emblématiques comme la Tour Eiffel et la Bibliothèque Nationale de France. Ces manifestations grand public ont mis un coup de projecteur sur la mode, le cinéma, la publicité et la littérature, nouveaux univers revisités par l’imaginaire de jeunes créateurs de Bretagne. À l’aune de la bousculade au pied de la Tour Eiffel pour la soirée inaugurale Breizh Fashion le 16 mai dernier, ces journées ont été un véritable succès : les journalistes s’agglutinaient encore dans l’ascenseur tandis que les mannequins arborant les tenues de Christian Tournafol, du Nantais Stéphane Hervé et des jeunes créateurs de mode du festival de Dinard entamaient le défilé. Une soirée sur l’image de la Bretagne dans la publicité, des projections de films courts et un salon du livre celtique ont ponctué trois jours marqués par la Breizh Attitude. La remise du prix Breizh récompensant le meilleur auteur de Bretagne à l’Écossais Kennneth White concluait l’événement.

Les Parisiens ont donc soif de Bretagne
Il faut dire que Paris et sa région compte un million de Bretons, et bien plus encore de personnes qui ont la Bretagne au cœur. C’est l’un des enseignements de l’étude sur les Bretons de Paris et de sa région réalisée par PARIS BRETON sur la base de statistiques INSEE, mais également d’enquêtes d’opinion : une vague de plus de 3 000 réponses reçues durant l’été 2005 ! PARIS BRETON, vivier d’idées et groupe charnière de la diaspora, a voulu confirmer l’élan né de cette étude menée avec l’Institut des Sciences Politiques de Paris et l’ESC Bretagne Brest.  En à peine trois ans, l’association a multiplié les initiatives : Journées de la Bretagne, colloque sur la régionalisation, étude sur les Bretons de Paris et d’Ile-de-France, événement Bretons de Paris, Bretagne au cœur qui a réuni le 23 janvier dernier à Paris quelque 600 participants autour de personnalités de tout premier plan de la vie politique, économique et culturelle. À l’origine groupe de réflexion informel mêlant les personnalités de tous horizons professionnels et politiques, PARIS BRETON organisait des conférences-débats sur des thèmes variés liés à l’économie, la culture ou au développement de la région.

Faire rayonner la Bretagne
La Bretagne se conjugue au présent à Paris, PARIS BRETON écrit son futur et souhaite donner un coup d’accélérateur à la vie bretonne en Ile-de-France. La création de Diwan Paris en septembre 2004 avait permis de sortir la diaspora de l’ombre dans laquelle elle se trouvait. PARIS BRETON a depuis donné un peu de cet esprit qui manquait encore aux Bretons de Paris. Le Club de la Presse de Bretagne vient de prendre pied à Paris avec une antenne, dont les membres et les journalistes bretons ont été invités fin mai par le Ministre Renaud Donnedieu de Vabres. Toutes les énergies doivent être désormais rassemblées. PARIS BRETON entend poursuivre ses actions au service du rayonnement de la Bretagne, d’une Bretagne conquérante."

www.parisbreton.org
blog.breizh.bz

Entretien avec Solange Collery du Forum des Pays Celtiques

J'ai eu l'occasion récemment de m'entretenir avec Solange Collery du Forum des Pays Celtiques. Je retranscris ici les moments principaux de notre entretien.

Chef d’entreprise à succès et universitaire, votre profil est paradoxal. Pouvez-vous nous parler de vos origines et de  votre parcours ?

Je suis né dans le Léon, un terroir situé au nord de Brest. Dans ce pays, le goût du travail, le sens de l’entreprise et le désir de se mettre à son compte vous viennent en naissant ! Mes parents, maraîchers et négociants en légumes, s’étaient engagés dans la modernisation de l’agriculture bretonne des années 1960. Je les aimais et les admirais. Lorsqu’ils m’ont demandé de quitter l’école à 15 ans, je suis revenu pour travailler dans leur petite entreprise et  faire les marchés de primeurs de Plouescat. Très vite, le négoce m’a passionné.
Puis, j’ai compris la nécessité d’une formation. J’ai donc suivi un cursus qui m’a amené de l’École Supérieure de Commerce à Angers (ESSCA) à un MBA (Master in Business Administration) à l’Université de Sherbrooke - Montréal, suivi d’un Doctorat en Sciences de Gestion à l’Université de Rennes avec une thèse de doctorat « Les effets de levier de la franchise ».
Je suis donc devenu professeur-assistant à l’École Supérieure de Commerce de Rouen, Maître assistant à l’IUT de Rennes puis Maître de conférence à l’Université de Rennes. L’exercice de cette profession d’enseignant me permettait d’avoir un salaire pour vivre et d’avoir du temps libre pour créer mon entreprise. 30% de mon temps était consacré à mon travail de professeur et 70% à la création de mon entreprise. Je n’avais pas d’argent, mais par contre, j’avais du temps libre et des idées qui m’ont permis pas à pas de monter des affaires jusqu’à la création de la 1ère Brioche Dorée en 1976 à Brest, suivie du Fournil de Pierre, de Del Arte et de Bridor (Europe-Canada-USA) et La Madeleine.

Les données économiques affichées sur votre site révèlent une remarquable réussite. Quels sont vos fondamentaux et les effets de leviers de votre parcours ?

S’il y a des fondamentaux, ils sont pour moi dans la qualité des hommes qui m’accompagnent, dans la qualité des produits à l’image des recettes de ma grand-mère, dans l’implantation de 1er ordre des restaurants.Pour demeurer indépendant, il ne faut pas que l’ego dépasse le cash flow. L’argent n’est toutefois pas pour moi le moteur en affaires : il demeure la conséquence de ce que l’on construit, « le carburant qui permet de continuer à investir pour aller encore plus loin » et puis nous ne sommes rien sans nos équipes. L’excellence des résultats vient de la motivation et de l’effort d’une équipe soudée.

L’expansion du Groupe, étayée sur quelques convictions et beaucoup de pragmatisme n’a pas cessé. En 1981, c’est la première boutique à Paris, près de la gare Montparnasse, puis l’opportunité d’un rachat de chaîne de 12 unités en 1984 financé par la cession de Restaurel à Sodexho… et la récupération de l’ équipe de cadres de Restaurel pour structurer La Brioche Dorée. Depuis l’expansion se poursuit, à raison de cinq puis dix unités par an. La Brioche Dorée essaime à Montréal en 1986, au Japon en 1988, aux Antilles en 1990, où le Groupe Hayot, spécialisé dans la distribution et l’agro-alimentaire, ouvre une douzaine de boutiques en franchise. Ce sont les débuts de la franchise, poursuivis en 1994 de l’Angleterre et en 1996 de l’Italie. La rentabilité de la Brioche Dorée se révèle l’une des meilleures de la profession 17,5 % d’EBITDA en moyenne sur une période de 20 ans, ce qui permet de poursuivre sa croissance et de demeurer indépendant.

Vous venez de sortir chez Albin Michel un livre écrit avec Yannick Le Bourdonnec « Réussir en toute franchise ». Quel était votre objectif ?

« Réussir en toute franchise », c’est le témoignage de grands franchiseurs, le transfert d’expériences. J’ai écrit ce livre pour lutter contre le climat de sinistrose, pour monter que l’on peut encore réussir aujourd’hui. Ce livre est un manuel du succès, de la réussite. Il donne les recettes pour gagner.
Il s’adresse à tous ceux qui se posent des questions, ont envie de se lancer, de tenter l’aventure. Tous ceux qui ont l’envie, l’énergie et la motivation pour entreprendre, mais qui sont aussi conscients que seul, à partir de rien, c‘est beaucoup plus difficile. Prendre une franchise, c’est faire l’acquisition de l’expérience d’un bon franchiseur, c’est avoir 10 fois plus de chances de réussir.
La franchise, en s’adossant à un franchiseur qui a déjà fait ses preuves, permet de réussir en toute sécurité tout en restant indépendant. La franchise est une véritable alliance.
C’est la sécurité, la rentabilité et l’indépendance.

56 % des Français rêvent de créer leur entreprise mais peu se lancent et très peu parviennent à mener seuls leur projet : 52 % échouent durant les cinq premières années. Pourtant, en faisant les bons choix, vous avez 10 fois plus de chances de réussir que d’échouer.
En vous associant à de grandes enseignes qui ont fait la preuve de leur succès, vous pouvez opter pour un métier que vous aimez. Ce manuel vous indique comment choisir le bon parrain, le bon franchiseur, celui qui vous transmettra son expérience, sa recette pour gagner…   

Pour réussir votre vie professionnelle, familiale et sociale ; pour créer votre « propre job » et maîtriser votre destin plutôt que le subir ; pour devenir votre propre patron, être autonome et libre, la franchise vous propose des solutions. Ce livre vous donne les clefs pour réussir et pour gagner.

Conférence à Laval

Mardi dernier, j’ai eu le plaisir de participer à une conférence organisée par l’association Laval Développement.

Logo_laval_developpement_2 Cette association s’est donné pour mission d’attirer de nouvelles entreprises sur le territoire de Laval et de son agglomération : elle fait de la prospection, une aide à l'accueil et au recrutement.
Elle veut aussi favoriser le développement des entreprises déjà implantées. Et répondre en temps réel aux demandes des acteurs économiques : information, démarches administratives, problèmes matériels. Cette association, que je connais bien, accompagne aussi le développement des formations supérieures, encourage les transferts de technologies et promeut l'image économique de l'agglomération.

Le thème de cette conférence-débat animée par le journaliste de Radio Classique Gérard Bonos : « La place de l’homme dans l’entreprise : coût ou investissement ? » Nous étions trois à la tribune : Philippe Charrier, président de Procter & Gamble France, Bruno Lucas le président du groupe de BTP implanté en Mayenne qui porte son nom et moi-même.

Dans le grand amphithéâtre de l’école d’ingénieurs de Laval, l’ESTACA, un public composé de quelque 150 chefs d’entreprises parmi lesquels j’ai tout de suite reconnu Renan Bégueret, le franchisé Del Arte de Laval. A l’issue de la conférence, je lui ai demandé de me confier ses impressions sur ce débat, ce qu’il a très gentiment accepté.

Renan Bégueret :

« En tant qu’entrepreneur à Laval, j’apprécie particulièrement les occasions que nous donne l’association Laval Développement de nous réunir et d’échanger sur nos métiers et les enjeux actuels. Le thème de cette conférence a tout particulièrement retenu mon attention : une entreprise, ce sont avant tout des hommes et des femmes. A cet égard, je dois dire que la réponse à la question posée allait de soi pour toutes les personnes présentes : l’homme dans l’entreprise, c’est évidemment un investissement, et un investissement de première importance.
Et puis un petit clin d’œil puisque nous sommes sur votre blog : c’est toujours un vrai plaisir de vous entendre, sans langue de bois, avec beaucoup d’enthousiasme, rappeler les fondamentaux de l’esprit d’entreprise et de la réussite aujourd’hui.

Si la réponse à la question est évidente, les interrogations ne manquent pas et j’ai apprécié qu’elles aient été abordées directement et très concrètement. Nous avons entendu des choses vraiment intéressantes en particulier sur cette culture de l’audace et du risque dont nous manquons cruellement en France. Pour réussir, il faut oser : oser se lancer, oser croire en une idée, oser faire confiance aux autres sans lesquels on ne fait rien, oser toujours et en tout. Mais oser ne signifie pas se jeter dans le vide sans parachute !

En vous écoutant, je me replaçais quatre ans en arrière quand je décidai de réaliser mon rêve : devenir indépendant et entreprendre. Cela signifiait beaucoup pour moi. A 40 ans, avec une famille, un train de vie (pas exceptionnel mais auquel je tenais) et une région, l’Ouest, à laquelle je suis attaché, abandonner mon emploi salarié dans la communication n’allait pas sans risque. Comment préserver tout cela en prenant un tel virage ?  J’avais un temps envisagé de reprendre un cabinet de ressources humaines mais je manquais de garanties pour y aller.

En fait, je suis arrivé dans la restauration par la franchise : ce système m’a immédiatement séduit parce que je suis un homme qui aime les réseaux, la force et les opportunités qu’ils vous donnent. J’ai vu la franchise comme un réseau d’entraide qui allait me permettre de combiner mon aspiration à l’autonomie avec la sécurité nécessaire. Et je n’ai pas été déçu. Je suis Breton, c’est donc assez naturellement que j’ai prospecté auprès du groupe Le Duff. Ensuite, c’est une histoire de séduction réciproque. On n’est vraiment pas dans la logique d’un recrutement classique. Il faut certes séduire le franchiseur qu’on a envie de rejoindre, mais il faut aussi que celui-ci vous séduise ! et il y a pour cela des critères subjectifs et psychologiques mais aussi des choses très concrètes : le franchiseur a-t-il par ailleurs des succursales, a-t-il réussi avec elles ? etc. Aujourd’hui, je ne regrette en rien mon choix et je m’apprête d’ailleurs à ouvrir une nouvelle franchise Del Arte à Rennes. Ce sera en novembre prochain.

Pour revenir à la conférence, l’un des autres thèmes abordés auquel j’ai été très sensible est celui de la formation et plus particulièrement du gouffre qui sépare, en France, le monde des études de celui des entreprises. C’est pour moi et pour nous tous une vraie préoccupation. Il est vraiment inquiétant que tant d’étudiants s’engagent dans des voies sans débouché professionnel ou si peu. Nous manquons de cohérence, nous manquons de passerelles et tout le monde paye le prix fort de cela : les étudiants qui ne trouvent pas de travail, les entrepreneurs qui ne trouvent pas forcément des forces vives opérationnelles.

En fait, ces échanges m’ont fait penser à ce que j’avais lu dans votre livre Réussir… en toute franchise. En matière de réussite, rien ne vaut le partage d’expérience et les récits de parcours d’exception, qui vous donnent à la fois des clefs, des conseils et peut-être le plus important : l’envie et la confiance. Alors, Louis, n’hésitez pas çà revenir bien vite nous faire part de vos réflexions et j’attends avec impatience la version 2 de votre livre à laquelle je participerai d’ailleurs bien volontiers ! ».

Pour en savoir plus sur l’association Laval développement : www.laval-developpement.asso.fr

Entretien avec Marie-Christine Bel

Marie_christinebel Marie-Christine est un des personnages clefs de mon groupe. Psychologue de formation elle est responsable recrutement franchisés pour le groupe. J’ai voulu lui donner la parole aujourd’hui, pour apporter quelques réponses à tous ceux qui s’interrogent sur ce moyen de se mettre à son compte tout en bénéficiant de la solidarité et de l’expérience d’un réseau.

Comment décrivez-vous votre rôle au sein du Groupe Le Duff ?

Je travaille avec la presse institutionnelle et spécialisée afin d’entrer en contact avec tous les candidats potentiels à la franchise. Mon travail est de faire le bon choix afin de toucher le maximum de personnes susceptibles d’être intéressées par notre secteur et nos métiers.
J’utilise beaucoup internet. Je sélectionne également les candidatures qui me sont adressées sur ma boite mail : mcbel@le-duff.com, ou sur le site du Groupe : www.groupeleduff.com.
Puis je reçois les candidats en entretien parmi lesquels je sélectionne les futurs franchisés.

Votre formation de psychologue joue t'elle un rôle important dans vos fonctions ?

L’analyse psychologique est primordiale, elle me permet d’appréhender au mieux la personnalité de mon interlocuteur, il est nécessaire que l’on se dise le maximum de choses lors de nos entretiens, on doit apprendre à se connaître et il est important pour moi de déceler chez le candidat d’une part son fonctionnement psychologique, et intellectuel,  mais aussi ses motivations et son système de valeurs. Cette analyse m’aide à déceler les qualités qui permettront à mon candidat d’être heureux et totalement épanoui dans son rôle de franchisé au sein du Groupe. J’utilise également un test de personnalité reconnu dans la profession, élaboré par les Editions du Centre de Psychologie Appliquée. C’est un outil d’analyse  complémentaire à l’entretien.

Quelles sont, selon vous, les qualités d'un bon franchisé ?

Un futur Franchisé doit pouvoir se projeter dans son rôle de Chef d’entreprise. Comme le dit Arnaud LAGARDERE, « être entrepreneur, c’est un état d’esprit et non un statut ». J’ai besoin de rencontrer des hommes et de femmes qui considèrent la création d’entreprise comme un véritable projet de vie. Ils vont devoir s’investir totalement, il faut posséder le sens du challenge. Lorsque l’on choisit la franchise, c’est aussi par sécurité, on bénéficie des structures amont mises en place par le franchiseur. En revanche il est nécessaire de pouvoir s’y adapter, c’est pourquoi je recherche surtout des gens qui comprennent bien l’avantage qu’ils gagnent à rejoindre un réseau bien établi et parfaitement structuré.

Retour aux sources

Samedi dernier, je me suis plié à l’exercice sympathique des dédicaces. D’autant plus sympathique que j’étais dans mon pays natal, en plein Finistère Nord, très exactement à Cleder, Plouescat et Saint-Pol de Léon. J’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver le pays de mon enfance. J’ai quitté mon village à 18 ans pour poursuivre mes études d’abord à Brest  puis à Angers et Montréal.  Mes plus beaux souvenirs sont là-bas.

Les trois librairies m’avaient réservé un accueil des plus chaleureux. J’ai revu des amis et reconnu des visages familiers. Les enfants d’hier, parents aujourd’hui, sont souvent venus avec leurs propres enfants. J’ai été très étonné de voir le nombre de jeunes qui avaient lu mon livre et voulaient en parler avec moi. L’essentiel des échanges portait sur leur avenir : comment se lancer ? comment échapper à ce qui semble aujourd’hui une fatalité en France quand on a vingt ans : le chômage et la précarité ?

Certains marchent dans les pas des parents. D’autres se sont lancés dans le tourisme, une activité très importante dans cette région, mais beaucoup s’interrogent encore. Le thème de la franchise, sur lequel porte mon livre, parlait aussi bien à ces jeunes qui y voyaient une forme de coaching qu’aux anciens, pour qui ce n’était finalement pas autre chose qu’une version moderne du compagnonnage.

Une des leçons que je tire de ce moment très convivial mais très instructif aussi c’est que tout le monde, tout âge, toute condition et tout sexe confondu recherche le parfait équilibre entre le soutien et la réussite.

J’essaie de retourner au moins une fois par mois à Plouescat, le Locronan du Nord Finistère. C’est là que je puise beaucoup de mon énergie. Mais j’ai réalisé récemment que mon pays avait sans doute aussi été une force d’inspiration. La Baie de Morlaix était autrefois un repaire de corsaires. Quand on est né là, on baigne dans cette mythologie, elle vous empreigne, elle vous façonne comme la mer façonne les rochers.

Kergelen, de la Bourdonnais… : on oublie souvent que les Celtes (d’Irlande, de Bretagne et d’Ecosse) et avant eux les Vikings (Le Danemark, la Suède et la Norvège actuels) ont découvert l’Amérique avant Christophe Colomb. Ces aventuriers osaient tout. Quand on y pense, ils avaient une mentalité d’entrepreneurs avant l’heure ! Ils avaient en effet la parfaite maîtrise de ce qui était un des moyens de communication et de réussite économique les plus puissants à l’époque: la navigation.

Quand on naît dans ce pays, on rêve forcément évasion et voyage… Je compte même un de mes grands-oncles, Charlie Le Duff qui a mis le cap sur la Nouvelle Orléans et Chicago. C’est son petit-fils, Charlie aussi, qui a eu le prix Pulitzer en 2004 !

En clin d’œil, je vous fais partager cette aquarelle qui représente la rue principale de Plouescat. Nous la devons au peintre Kuinec qui me pardonnera, je l’espère, la petite fantaisie que le numérique m’a permis d’y ajouter… Finalement, c’est la rencontre de la tradition et de la modernité, à l’image de l’art de vivre à la française qui s’exporte partout dans le monde !

Aquarelle

Parrainage ESSCA - Le discours de Cédric Brignon

Il m'a semblé intéressant de vous faire partager le discours de Cédric Brignon du 12 avril 2006. Bonne lecture.

Chers Parents, Chers Permanents, Cher futures Anciennes, futurs Anciens et Cher Ancien (s)…

C’est un grand honneur pour moi de représenter aujourd’hui Philippe Bonnard, notre président qui ne peut pas être présent aujourd’hui mais je dois dire qu’ il me laisse dans une situation tout de même délicate.

Je dois représenter les Anciens Elèves de notre chère Ecole alors que je suis diplômé de la promotion 2001 donc très proche de vous et peut être pas assez proche de vous, Monsieur Le Duff qui connaissait parfaitement le Réseau des Anciens de l’ESSCA et à coup sûr beaucoup mieux que moi.

Vous êtes également un exemple pour beaucoup d’entre nous : Vous étiez venu à l’ESSCA lorsque j’étais étudiant pour une réunion témoignage en 2000 lors d’une journée Couleur Bretagne, cette région qui vous est très chère.  Vous nous aviez particulièrement percuter par
• votre Pragmatisme
• votre détermination sans faille
• votre approche très libérale de l’économie
• et surtout votre coté visionnaire.

Diplômé de l’ESSCA en 1970, suivi d’un MBA à Sherbrooke, vous passez ensuite quelques années à enseigner à Rouen et à Rennes avec déjà clairement en tête l’objectif d’entreprendre et à ce moment là, vous cherchiez le secteur, l’idée, les hommes.

Vous êtes à la tête aujourd’hui d’un groupe qui pèse 600 millions de chiffres d’affaires en croissance constante, 5 marques, 5 usines et plus de 530 boulangeries et restaurants dans le monde.

Docteur en gestion, vous êtes membres de différents comités de direction, d’associations et groupes de formation pour chefs d’entreprises, en particulier au Canada et aux Etats-Unis, là où vous avez péché vos idées !

On dit souvent de vous êtes le Kersauson de la restauration rapide : même obstination celtique, même appétit de la gagne au grand large, même culture bretonne fièrement assumée. Même goût du parler brut et tonitruant.

Merci donc, cher Ancien modèle de venir partager ce moment avec nous et avec eux, une nouvelle Fournée de brioches dorées à intégrer dans notre réseau.

Je me tourne maintenant vers vous les petits pains encore dans le Fournil de Pierre de ce bel Amphi Gounouf.  Votre diplôme approche à grands pas et nous vous allons vous accueillir  au sein de la grande famille ESSCA.

Mais le Réseau des Anciens c’est quoi ?

Et bien c’est une famille de plus de 8.000 hommes et femmes qui comme vous a vécu les mêmes émotions et parfois les mêmes inquiétudes  - mais aussi les mêmes recherches de stages, nous avons pratiqué les mêmes profs, recherché des expatriations aux quatre coins du monde et a avons vécu la même cérémonie de remise des diplômes - pour vous dans quelques années….
Nous avons tous vécu et grandi dans le même nid.

Au sein du réseau comme à L’ESSCA c’est pour :
- Se former : une solide formation académique qui a besoin de mises à jours durant votre scolarité
- Echanger : besoin de contacts, benchmark, développement de votre business
- Se divertir : bien entendu, des moments de retrouvailles

Très bientôt ce sera à vous de faire vos choix, de vous engager, peut-être  d’entreprendre, dans la vie active grâce à votre formation à l’Ecole, de vos stages et de vos engagements associatifs.
Nous sommes là pour vous aider et accompagner tout au long de votre carrière en faisant vivre ce groupe d’Anciens car en groupe, nous sommes toujours plus forts et en renforçant ce groupe, on se renforce soit même.

Il y a sans doute des amateurs de voiles parmi vous et vous confirmerez que la première règle dans le monde du nautisme est de toujours garder une main pour soi et l’autre pour le bateau. Et bien dans ce bateau, vous y êtes et pour longtemps.

Vous l’aurez compris. Le Réseau des Anciens ESSCA ne vit que par et pour vous.

Cher Parrrain, en 2000 je me souviens également que vous nous aviez dit :
Que si aujourd’hui on devait tout vous enlever– qu’on vous enlève vos bureaux, vos usines, vos restaurants, vos camions et même vos recettes, il ne vous faudrait qu’une seule chose pour tout reconstruire : « vos hommes ».

Et je crois que notre Réseau c’est ca, c’est une richesse d’hommes et de femmes et nous avons tous une force qui nous rassemble pour toujours – c’est d’avoir partagé les mêmes choses dans ce même nid, pendant des années si importantes de notre vie et ca, c’était à l’ESSCA ! 

Merci à tous et gardons le CAP !

ESSCALIEN : le blog

Merci à tous les anciens ou élèves actuels de l’ESSCA pour leurs commentaires enthousiastes sur mon livre qui m’ont fait chaud au cœur. J’en profite pour saluer une excellente initiative du réseau des Esscaliens : le lancement du blog des anciens. Partant du principe que l’école est comme un cocon et qu’en en sortant on se retrouve souvent très seul avec l’impression désagréable de devoir tout recommencer à zéro, les créateurs de ce blog ont pensé qu’il y avait là un moyen simple et pratique pour garder le contact dans un esprit de partage et de synergie. L’ESSAC se sont déjà 8000 anciens qui souvent ne demandent qu’à partager leur expérience. Et si au passage on peut évoquer quelques souvenirs…

Le constat dressé dans le premier billet sur la morosité ambiante, le règne de l’individualisme et la détresse qui peut gagner même les  élèves diplômés à qui jusque là tout a réussi m’a vraiment frappé. J’ai repensé aux propos lus récemment dans la presse sur la précarité. Ce mot, qu’on entend partout aujourd’hui, semble avoir été inventé pour dire ce sentiment diffus qui n’épargne presque personne même ceux qui, « sur le papier » sont parfaitement intégrés. Ca fait froid dans le dos. Mais voilà, c’est le monde tel qu’il est aujourd’hui : instable, changeant, rapide… Deux solutions alors : soit on refuse cette réalité, on se cabre, on se lamente et… on s’épuise ; soit on jette cette énergie dans l’arène et on lutte. On fait de la résistance active contre la sinistrose. Le monde va vite ? Très bonne nouvelle !! Cela veut dire qu’il n’y a plus de situation acquise, que les positions peuvent se prendre ! Evidemment, pour ce combat là on est mieux à plusieurs que seuls. C’est pourquoi tout ce qui peut contribuer à rapprocher les énergies et les ambitions, à faire circuler les idées et l’expérience, doit être encouragé. Alors encore une fois, bravo aux Esscaliens pour ce blog des Anciens et très heureux d’en faire partie.

PS : j'ajoute bien entendu un lien vers ESSCALIEN dans mes typelists !

De ville en ville

Mardi, j’étais donc à Lille, dans les locaux de l’IESEG. Plus de 200 étudiants s’étaient réunis pour une conférence débat où nous avons parlé de la vie en entreprise, de la réussite aujourd’hui, et bien sûr de la franchise. C’était la première étape de mon « tour de France ».  Quel plaisir d’échanger, de voir cette jeunesse avide de conseils, d’anecdotes et de messages positifs.

La Conférence d’hier, à Angers, avait pour moi une importance toute particulière. D’abord, c’est mon ancienne Ecole qui m’accueillait. A l’époque, il y a trente ans !, on disait Sup de Co, aujourd’hui c’est l’ESSCA. Mais j’ai retrouvé avec émotion les mêmes locaux (superbement rénovés), le même esprit, la même convivialité et le même enthousiasme.

Et j’ai eu l’extraordinaire surprise de revoir l’un de mes professeurs de l’époque, et pas n’importe lequel. Revoir Jacques de Latrollière, qui à 80 ans passés coule à présent une retraite bien méritée, m’a fait chaud au cœur. Je me souviens très précisément de ses cours, de son optimisme communicatif, de son envie de nous transmettre non seulement son savoir (il enseignait l’économie des entreprises) mais aussi ses convictions, son pragmatisme et sa certitude que nous pouvions tous y arriver, que la vie et le monde nous attendaient.

De plus, l’Ecole m’avait fait l’honneur de me proposer d’être le parrain de la promotion 2003-2008 : Michel POTE, Directeur Général de l’ESSCA et les 350 étudiants de la promo étaient là, pour certains avec leur parents. Ils m’ont réservé un accueil vraiment sympathique. Il y avait aussi une bonne cinquantaine de personnalités de divers horizons dont des anciens, comme moi.

Lors de la discussion, j’ai eu le plaisir d’être interpellé par un ancien élève, Cédric BRIGNON, qui gardait un souvenir précis d’une conférence que j’avais donnée 4 ans auparavant. Ce qui avait marqué Cédric : l’importance que je donnais aux hommes dans la description de mon parcours. « Prenez mes usines. Prenez mon argent, mais laissez-moi mes hommes et je rebâtirai mon empire », j’avais alors prononcé cette phrase de John Ford que j’aime beaucoup parce qu’elle dit tout. Cédric s’en souvenait très bien, comme il se souvenait également de la discussion que nous avions alors eue sur la place, primordiale, de l’humain dans une entreprise.

Nous ne sommes rien sans nos équipes : ce n’est pas une formule, c’est un constat. La valeur d’une entreprise se mesure à celle des hommes et des femmes qu’elle sait attirer et surtout garder. Hier à Angers, grâce à ces étudiants, nous avons beaucoup parlé humain et ressources humaines et de création d’entreprise. J’étais heureux de constater que ces jeunes qui sont à la veille d’entrer dans la vie active étaient réceptifs  à un discours qui sort des sentiers académiques pour parler du terrain, de la réalité.

Pour retrouver toutes les photos de la conférence, cliquez ici.

Cyrille Neveu : rencontre avec un champion du monde

Quel rapport entre le sport de haut niveau et la création d’entreprise ? La réponse tient selon moi en un seul mot : l’esprit. Il faut quelque part avoir l’esprit sportif, le sens de l’effort et de la compétition pour créer son entreprise, s’accrocher pour réussir ou pour rebondir après l’échec et repartir. Mais cela c’est le point de vue d’un créateur d’entreprise. Je donne aujourd’hui la parole à Cyrille Neveu, 33 ans, champion du monde de triathlon en 2002.

Cyrille vit et s’entraîne à l’Alpe d’Huez et j’ai fait sa connaissance en accompagnant mon fils Philippe (qui a le même âge que lui et est lui-même triathlète) lors des compétitions et des entraînements à l’autre bout du monde.

Votre parcours, en quelques mots :
Cyrilleneveu1 Etre sportif de haut niveau, c’était mon rêve de gosse. J’avais comme on dit des dispositions mais cela ne fait pas tout.
Tout jeune je nageais beaucoup et j’ai pratiqué la natation à un niveau régional. J’aimais aussi  beaucoup le vélo et je pratiquais parfois la course à pied lors de stages de natation.
J'ai découvert le triathlon à travers la télé et j'ai tout de suite su que ce sport allait me plaire de par son originalité et surtout sa variété.
Un ami triathlète m’a emmené sur une course et j'ai gagné juste devant lui. Le fait d'être nageur me permettait de faire la course devant et lorsque vous avez 16-17 ans et que vous vous retrouvez en tête devant plus de 300 ou 400 coureurs c'est forcément motivant et cela donne envie d'aller plus loin. Ensuite j'ai été repéré par différents entraîneurs nationaux français mais aussi australiens et c'est comme cela que je me suis lancé dans une carrière de sportif.

Quels rapports y a-t-il selon vous entre le sport de haut niveau et l'esprit d'entreprise ?
Le sportif et l’entrepreneur ont en commun la volonté de vouloir créer et développer leur propre chemin. Pour cela chacun se donne des objectifs à court, moyen et long terme, s'entoure de personnes de confiance et compétentes pour se rapprocher de ses objectifs, s'adapte aux aléas du parcours et de la vie, motive ses troupes, se remet en question après chaque défaite mais aussi victoire.
Pour réussir au plus haut niveau dans le sport comme dans les affaires il faut savoir opérer par étapes et croire en ses possibilités. Moi j'ai tout de suite cru en moi, mais également en mes rêves qui m'ont amené à mon titre de champion du monde. Au début, je rêvais victoires sur des triathlons régionaux et c’est cela qui m’a conduit au titre mondial.
Cyrilleneveu2 Croyez-moi les objectifs et la motivation après un titre mondial sont encore plus grands. Il y a bien sûr la volonté de garder ce titre ou de le récupérer, il y a aussi les grandes courses internationales mais il y a aussi la volonté de bien vendre ce titre, de le médiatiser, de le valoriser. Et à ce niveau-là, le travail dépasse le cadre purement sportif, il faut alors mettre en place des stratégies de communication, répondre aux sollicitations, continuer à entraîner, être réactif aux opportunités et donc agrandir son cercle de personnes avec lesquelles on va travailler : Conseiller en communication, managers sportifs, entraîneurs, kinés, conseillers financier et juridique ....etc .

Le monde de l’entreprise vous attire-t-il pour autant ?
Les hommes d'affaires m'ont toujours fasciné. Je peux vous le dire aujourd’hui : j’ai lu votre livre trois fois ! On se connaît un peu, alors vous avez eu la gentillesse de me l’envoyer et moi j’ai eu la curiosité de l’ouvrir, mais si je l’ai dévoré comme ça c’est pour une autre raison.
Les valeurs, les qualités requises, la persévérance, le doute aussi… Curieusement, je me suis vraiment retrouvé dans le livre. J’ai trouvé beaucoup d’infos sur la création d’entreprise et j’ai compris que cela pouvait aussi être pour moi, alors même que je n’ai pas fait d’études supérieures. Ce livre m’a réconforté et encouragé pour aborder la reconversion, une étape délicate et redoutée des sportifs.
Cyrilleneveu3 Citations retenues :
"J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait progresser qu'en suivant l'exemple de gens que l'on admire. C'est pourquoi j'ai passé tant de temps à aller à la recherche des autres pour apprendre" page 65
"Plus que de l'intelligence, plus que du talent et même plus que du génie, l'excellence des résultats vient de la motivation et de l'effort d'une équipe soudée" page 73
"Prenez mes usines, prenez mon argent, mais laissez-moi mes hommes et je rebâtirai mon empire" page 74
"La conduite des affaires est une passion dont les satisfactions sont étrangères au gain" "Le nouveau patron que je suis, le patron de demain, travaille par vocation, par sport, par plaisir ou par manie" page 126

Vous parliez de la reconversion ? Comment voyez-vous les choses pour vous à moyen terme ?
J’y pense tous les jours un peu plus, j'ai aujourd'hui 33 ans et je me donne encore 2 à 3 ans de carrière.
Aujourd'hui je suis consultant en triathlon pour une chaîne de télé française et l’événementiel m'attire beaucoup, c'est pourquoi je me lance dès cette année dans l'organisation d'une épreuve de triathlon avec pour objectif d'en faire une épreuve de référence dans le calendrier international.
Je compte bien aussi mettre à profit mon expérience de sportif de haut  niveau pour rentrer dans le monde de l'entreprise, je n'ai pas de bagage universitaire mais je pense avoir à travers le sport de haut niveau acquis une expérience non négligeable en terme de volonté, de courage, de motivation, de management.
Mais comme je l'ai fait dans le sport, je ne me sens pas capable de réussir et d'apprendre seul. J’ai eu besoin d’un coach en sport, j’ai besoin d’un parrain pour me lancer dans les affaires. Une personne passionnée, motivée pour aller le plus loin possible. Si je me lance dans le monde des affaires, ce sera en essayant de reproduire le même schéma, celui qui m’a réussi le monde des affaires il me sera primordial de reproduire le même schéma.

Si la restauration vous tente, vous êtes le bienvenu au sein du groupe Le Duff, ici on ne manque pas de coach, l’accompagnement c’est notre philosophie !

Le Palmarès de Cyrille Neveu
- Champion du monde de triathlon longue distance en 2002
- Vice Champion du monde de triathlon longue distance en 2000
- Champion de France de Triathlon longue distance en 2002
- 3x champion du monde par Équipe en triathlon longue distance : 1998 - 2000 - 2002
- Vainqueur du triathlon Embrun Man en 2003.
- Vainqueur des Championnats des États Unis en triathlon longue distance en 2005.

L’adresse de son site internet : www.cyrille-neveu.com

Vous les femmes !

Logo_force_femme Je voudrais vous présenter aujourd’hui une initiative qui m’a séduit. Créée il y a un an, l’association Force Femmes s’adresse à toutes les femmes de 45 ans et plus qui recherchent activement un emploi et qui se heurtent à la rigidité du marché de l’emploi et aux préjugés de certains employeurs à leur égard. L’association accompagnent ces femmes, les « coachent » comme on dit aujourd’hui, pour augmenter leur potentiel d’employabilité et font le lien avec les entreprises qui ne sont pas toujours conscientes des atouts que ces femmes motivées, expérimentées, disponibles peuvent représenter pour elles. Mais laissons plutôt la parole à Françoise Million, la Secrétaire Générale de l’association.

D'où est venue l'idée de créer "Force Femmes" ?
Au mois d’octobre dernier, s’est déroulée la première édition à Deauville du Women’s Forum. Parmi les femmes qui y ont participé, certaines ont voulu mener une action concrète en faveur des Francoise Million femmes et  se sont engagées dans la création de cette association lancée à cette occasion.
L’idée  est venue d’un constat : l’emploi des femmes est un enjeu majeur et particulièrement celui des femmes de plus de 45 ans. Elles représentent une ressource précieuse, de par leur expérience, leur maturité, leur volontarisme. Elles constituent un réel atout pour les entreprises et pourtant, il n’est ni assez reconnu, ni assez utilisé.
D’où l’idée de constituer une association privée « Loi 1901 », pour l’Emploi des femmes de plus de 45 ans.

Quelles sont vos missions ? Comment procédez-vous ?
D’abord d’accompagner et de soutenir des femmes en recherche d’emploi en mettant à leur disposition un dispositif d’accompagnement dans leur démarche de recherche, afin de les aider à trouver un emploi,
Ensuite de favoriser leur réinsertion dans la vie professionnelle en les mettant en relation avec des employeurs potentiels, des entreprises ayant des emplois à pourvoir. 
Avec des bénévoles, l’Association Force Femmes agit de plusieurs manières :
Nous accompagnons les candidates, par un soutien individuel et/ou collectif, qu’il s’agisse de  remise en confiance, définition du projet professionnel, réorientation, expression écrite et orale, …. L’accompagnement prend diverses formes : suivi personnalisé, coaching, participation à des ateliers, groupes d’entraide…Nous essayons de mettre les candidates dans les meilleures conditions d’employabilité.
Pour répondre aux besoins des secteurs en tension, là où existent des emplois non pourvus, nous  favorisons  l’ouverture à des horizons professionnels nouveaux par des réunions d’information sur les secteurs qui recrutent
Et nous  collectons et rapprochons des offres d’emplois de candidatures de femmes ayant une qualification et/ou une expérience professionnelle, demandeuses d’emploi depuis moins de 2 ans, ou souhaitant retrouver une activité professionnelle après une interruption prolongée

Comment s'adresse-t-on à vous ?
On s’adresse à nous par Internet. Nous recevons les cv et les demandes d’aide par e-mails. Bientôt il sera possible de déposer un cv en ligne sur notre site : www.forcefemmes.com

Combien comptez-vous de candidates ?
Nous avons reçu près de 400 candidatures, plus de 100 offres d’aide, et ce de toute la France.
En quatre mois nos bénévoles accompagnatrices ont reçu 150 candidates. Nous ouvrons des antennes en régions : Lille, Toulouse, Clermont Ferrand, bientôt Lyon.
Nous avons une trentaine de bénévoles actives et nous en recherchons d’autres, surtout des personnes ayant une expérience Ressources Humaines !

Avez-vous déjà des résultats ?
Nous n’avons que 6 mois d’existence mais nous avons déjà des résultats encourageants.
22 candidates ont retrouvé un emploi. Certaines, grâce aux offres d’emploi que nous avions reçues, d’autres par leurs propres moyens. Mais toutes nous remercient du soutien qu’elles ont reçu et qui a été très important pour la réussite de leur démarche.

Quel constat dressez-vous sur la situation de ces femmes par rapport au monde du travail ?
Elles sont confrontées à la difficulté de convaincre les entreprises de leur employabilité. Leurs compétences sont indéniables : capacité d’organisation, gestion des priorités, des conflits… mais l’âge fait très souvent obstacle. Il faudrait à 30 ans avoir 15 ans d’expérience et ensuite avoir 35 ans toute sa vie ! Elles n’ont pas toujours les mêmes chances que les autres demandeurs d’emploi. Les entreprises ne se déterminent pas systématiquement  sur les seuls critères de compétence. C’est souvent vrai aussi pour les jeunes et les hommes.

Et sur leur approche de la recherche de travail ?
Elles manifestent une grande ténacité dans leur recherche. Elles exploitent toutes les possibilités et gardent leur dynamisme. Elles ne s’avouent jamais vaincues. Mais certaines souffrent d’isolement dans leur recherche, c’est pourquoi l’accompagnement que nous leur proposons, l’écoute de nos bénévoles est une aide précieuse.

Selon vous qu'est-ce qui pourrait être amélioré du côté des employeurs ?
Une plus grande confiance des entreprises dans les ressources de ces femmes, une plus grande ouverture aux avantages qu’elles présentent. Une femme mature est un élément sécurisant dans une équipe.

La franchise peut-elle être une solution pour ces femmes ? Pourquoi ?
Oui bien sûr. D’abord, tout ce qui peut élargir le champ de la recherche est positif en soi. Ensuite, la franchise me semble un formidable débouché car ce système allie une forme de sécurité et une indépendance qui peut séduire bien des femmes qui ont à trouver l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Enfin, ce qui me semble très important c’est que dans le cadre d’une franchise, on n’est justement pas seule et isolée, on est soutenu par la force d’un réseau, on peut échanger, se rencontrer, recevoir des conseils, se confier… ces femmes, et pas seulement elles d’ailleurs !, recherchent cela.
Mais il faudrait que vous veniez nous en parler, nous organisons à l’attention de nos candidates des soirées thématiques au cours desquelles nous présentons des secteurs et des métiers auxquels ces femmes ne pensent nécessairement.

Françoise, j’accepte l’invitation avec grand plaisir. A très vite !

Mon Tour de France

Depuis l’ouverture de ce blog j’ai beaucoup parlé de la franchise. Sortie de mon livre oblige ! Mais si mes affaires marchent bien c’est parce qu’elles reposent sur deux jambes. Il y a le réseau des franchisés, et il y a les cadres. Je suis très attaché à ce que les premiers réussissent. Mais je suis Maryvonne_guilloux tout particulièrement impliqué dans l’épanouissement des seconds. Les cadres recherchent de la stabilité et de la croissance. C’est la stabilité qui les fait venir et la croissance qui les fait rester. Et chez moi, ils restent. Philippe Roux, mon directeur général pour Brioche Dorée et Del Arte compte 20 ans de maison, et Maryvonne Guilloux, notre secrétaire générale, est rentrée dans le groupe le 1er mars 1983.

Un cadre ne reste pas si longtemps s’il ne se sent pas bien et surtout si on ne lui offre pas de perspective en termes de formation continue et bien entendu de progression de carrière. D’ailleurs, la franchise peut constituer un débouché intéressant  pour eux : ils connaissent Philippe_roux parfaitement le groupe et les enseignes, ils arrivent à un tournant de leur vie personnelle et professionnelle, ils ont envie de changer : nous pouvons les aider et les choses ainsi se passent en toute harmonie.

Il y a les cadres qui restent et ceux que vous attirez. Je n’hésite pas à le dire, au-delà de la satisfaction professionnelle, je ressens une forme de fierté quand un cadre supérieur de l’un de mes principaux concurrents émet le souhait de nous rejoindre. Il sait que le métier sera à peu près le même mais il recherche autre chose en plus, un supplément d’âme en quelque sorte et il a compris qu’il le trouverait chez nous.

Parce que je suis convaincu que de nombreux élèves en écoles de commerce se posent beaucoup de questions sur leur avenir et que ce type de réflexion peut les intéresser, j’ai entrepris un tour des Ecoles de commerce.

Je serai le 11 avril prochain à l’IESEG de Lille et le lendemain à Angers à l’ESSCA. Et puis devraient suivre rapidement Lyon, Toulouse, Marseille et d’autres encore Je vais faire là bas des conférences à l’occasion desquelles j’espère avoir un vrai échange avec les étudiants. L’échange et l’expérience, il n’y a que cela de vrai !

D’ailleurs si vous êtes étudiant dans une école de commerce et que ce type de rencontre vous intéresse : contactez moi, nous pouvons tout à fait envisager d’organiser quelque chose. J’ai beaucoup appris sur les bancs de l’école, et j’ai d’ailleurs été professeur, mais je suis convaincu qu’une parie de l’enseignement passe par la rencontre avec des professionnels qui vous parlent de leur parcours et du terrain.

En parlant d’échange, j’aimerais vraiment que ceux qui ont lu mon livre me fassent des remarques et participent ainsi à la préparation du second que j’imagine déjà encore plus riche en expériences et en conseils divers. Alors n’hésitez pas !

De nouvelles photos en ligne

Deux nouveaux albums photos ont été mis en ligne. : une très belle série de clichés pris lors des séances de dédicaces à Rennes et Paris et quelques instantannés d'un Fournil de Pierre et d'une Brioche Dorée Outre-Manche. So chic !

Réussir … en toute franchise, le retour…

Dedicace_1 Je multiplie ces derniers temps les rencontres avec des lecteurs. Elles me permettent de  recueillir leurs impressions sur mon  ouvrage mais, surtout, elles sont l’occasion d‘enrichir mon expérience de chef d’entreprise de leurs récits.

En quelques semaines, j’ai appris via ces conversations une pléiade de techniques, de savoir-faire et d’astuces qui ont permis à ces entrepreneurs novices ou confirmés d’avancer.

Ces témoignages me donnent envie d’écrire un deuxième ouvrage, encore plus polyphonique,  tant la plupart de ces expériences méritent d’être consignées et mises en pratique.

Il faut maintenant trouver le temps…  Je voudrais que la deuxième édition de Réussir… en toute franchise soit une œuvre collective et j’aimerais beaucoup que ce blog soit aussi le moyen pour mes lecteurs de me faire des suggestions. A bon entendeur !

En direct de Rennes

Je suis, comme toutes les semaines, à Rennes : autant dire aux premières loges pour observer la colère des jeunes opposés au CPE. Rennes est une ville universitaire importante et l’ambiance en ce moment est explosive. Evidemment, cela donne à réfléchir. Alors CPE ou pas CPE ?

Franchement, je ne me sens ni capable ni autorisé à  prendre position dans un débat aussi brûlant et aussi compliqué. Mais je suis père de deux garçons et l’avenir des jeunes me préoccupe. Et d’ailleurs père ou pas, je ne vois pas qui pourrait être insensible à la détresse qui s’exprime dans la rue ces jours-ci. Elle est au minimum révélatrice d’un profond malaise. J’entendais ce matin à la radio que la France détenait un triste record : 15% des jeunes ne sont ni étudiants ni jeunes travailleurs !

J’ai une proposition à faire : le CPJ ou le « Centre de parrainage des jeunes ». A ceux qui douteraient, je peux leur proposer de venir chez moi voir comment cela marche. Depuis 15 ans, les jeunes qui souhaitent apprendre un métier et que la restauration intéresse, peuvent suivre une formation en alternance. On leur propose gratuitement des heures de cours sur la gestion, l’hygiène, les ressources humaines. Et en alternance, le mois suivant, ils vont dans un restaurant du groupe et apprennent le métier sur le terrain. Mon CPJ dure un an. Sauf erreur de casting, les jeunes qui l’ont intégré trouvent tous un emploi à la sortie. Et franchement, quand on a investi un an sur un jeune qui pendant toute cette période ne vous rapporte rien, on n’a pas du tout envie de le renvoyer à ses chères études !! Bon d’accord, tous les jeunes ne sont pas faits pour la restauration : il faut avoir la vocation, le sens du service et du contact mais je suis prêt à réfléchir avec qui le souhaite pour étendre mon CPJ à d’autres secteurs.

Après cette modeste contribution au débat actuel, un sujet moins polémique : l’arrivée des beaux jours. Moins polémique mais pas anecdotique dans ma profession. En ce moment, nous mettons la dernière main aux nouvelles cartes : c’est l’arrivée en masse des salades légères. Depuis quelques années, ce sujet qui concernait avant surtout les jeunes femmes attentives à leur ligne a gagné une population beaucoup plus large. C’est la grande mode, mais  beaucoup plus qu’une mode : la santé dans l’assiette ! Vous avez remarqué ? On ne parle plus maintenant que de nutrition, d’équilibre et de nourriture saine. C’est une bonne chose même s’il peut m’arriver à titre personnel de regretter le bon beurre bien jaune qu’on mangeait chez ma grand-mère !

Les 10 ans des palmes du Leaders Club

LeadersclubHier soir, j’étais à la soirée des 10 ans du leaders club. Cette soirée récompensait les meilleurs concepts de restaurants identifiés pendant l’année. Il y avait 40 dossiers et 3 lauréats sont distingués. La palme d’or fut attribuée au restaurant Wab qui se trouve au Havre.

Cette remise de palmes est l’événement annuel phare du leaders club. Elle se tenait dans un lieu mythique souvent dédié à de célèbres remises de prix, le théâtre Marigny.

Le leaders club est une association regroupant 150 enseignes de la restauration commerciale et thématique, ainsi que des industriels de l’agroalimentaire, de l’équipement et des services.

Hier soir, les palmes de la restauration ont célébré la réussite de l’entreprenariat et de l’innovation dans un secteur très envié. Je l’ai moi même souvent rappelé : notre secteur a un vrai rôle à tenir dans l’évolution sociale et économique de la France. Nous y créons des emplois sans discrimination et sans élitisme. Nous sommes un vecteur de réussite car la restauration est un des rares domaines où un apprenti, un employé peut devenir à son tour un créateur d’entreprise et générer par là même des emplois.

J’ai la chance d’être un des deux invités d’honneur de cette grande soirée avec Christian Picard, le président de Buffalo Grill. Bien que nos enseignes soient différentes, nous avons tous les deux un point commun : nous avons créé plus de 6000 emplois. Ces emplois créés sont mes enfants économiques.

Au cours de cette soirée, j’ai également organisé une dédicace de mon manuel « Réussir…en toute franchise ». Le thème s’y prêtait particulièrement puisque, comme vous le savez peut être, j’y parle du goût d’entreprendre et des clés de la réussite. J’ai profité de cette occasion exceptionnelle pour évoquer quelques belles rencontres de ma vie. L’une d’entre elle est ma rencontre avec Gaston Lenôtre. J’ai également tenu à rendre un hommage appuyé à mes collaborateurs car ils ont joué et jouent encore plus que jamais un rôle déterminant dans la réussite du groupe Le Duff.

Et après ?

Ca y est : les lumières sont éteintes, le stand est démonté, le Hall 3 du Parc des expositions de Versailles est de nouveau vide et froid.  Pour les fans de chiffres : 2000 personnes se sont portées candidates à une franchise d’une des enseignes du groupe et une première sélection nous a permis d’en retenir près de 500 soit à peu près le double de l’année dernière !!

500 candidats sérieux à la création d’entreprise en trois jours : comment ne pas voir un signe  dans ce chiffre-record ? Je suis profondément convaincu que les Français, même s’ils veulent la sécurité, n’ont pas tous envie d’être fonctionnaires. Attention ! Je respecte ce statut mais c’est un choix et il y en a d’autres. Il faut arrêter avec les idées reçues : il y a bien plus de personnes prêtes à se lancer dans la grande aventure de la création d’entreprise qu’on ne le pense. Mais se lancer dans l’aventure ce n’est pas forcément être un aventurier.

Si j’ai un combat, c’est que la création d’entreprise, pour laquelle il y a déjà suffisamment d’obstacles, ne soit pas réservée à ceux qui, par tempérament ou histoire familiale, s’autorisent à oser. Je voudrais faire comprendre que cette aventure est possible pour beaucoup plus de monde. Il faut faire tomber les barrières mentales. Il faut désacraliser.

Tout cela est facile à dire, mais après on fait quoi ? Et bien pour une fois, on ne garde pas son savoir et son savoir-faire pour soi. On arrête avec la rétention d‘information, on se dit que quelqu’un qui réussit grâce à vous non seulement ne vous menace pas mais à l’inverse vous grandit. En un mot on passe de la culture de l’envie à la culture de l’exemple et concrètement on donne des conseils, on accompagne, on encourage, bref pour reprendre un mot à la mode : on coache !

Pour moi cette transmission n’est pas un devoir, elle dans la suite naturelle des choses. Alors le Salon est terminé mais le transfert d’expérience continue… ne serait-ce que grâce à ce blog.

Franchise Expo 2006 : les photos sont en ligne !

Vous pouvez les voir ici.

Le salon de la franchise : le marathon touche à sa fin

On n’en est pas encore au bilan mais je sais que tout s’est très bien passé. Quand on a un peu de métier, on sent ces choses-là : beaucoup de passages sur le stand, toutes les tables occupées et…des collaborateurs épuisés !

Stand_brioche_doree_1 Au Salon, il est de coutume de remettre des prix aux stands les plus réussis. Ce sont les trophées de l’excellence. J’ai été très fier que le nôtre obtienne celui du stand le plus représentatif du concept pour la Brioche dorée. Il faut dire que ce petit café reconstitué était plutôt très réussi.

Cette édition aura été particulièrement intense pour moi. Aujourd’hui encore, une vingtaine de journalistes, dont beaucoup d’étrangers, se sont réunis à l’heure du déjeuner au stand presse pour un échange autour de mon groupe, de mon livre et de quelques petits fours.

Je suis comme beaucoup de monde, j’aime bien parler de moi mais je trouve aussi qu’il est toujours plus intéressant de confronter les points de vue et les expériences. Alors, comme vendredi, j’avais convié d’autres personnes. Fabrice Provin était présent. C’est lui qui a lancé, (à 22 ans !), Age d’Or Services, une société de services aux personnes âgées. Sa réussite, grâce à la franchise qu’il a développée dès le début, est exemplaire de ces nouveaux métiers qui seront l’avenir de la franchise et sans doute de l’économie.

Il y avait aussi Rozen Perrigot, une des grandes spécialistes universitaires de la franchise. Elle représentait les universités de Rennes et du Michigan et a évoqué en quelques mots ce réseau d’experts qui se réunit régulièrement pour réfléchir à ce modèle économique de plus en plus en vogue. Mon vieux compagnon de route, Léo Israël, a également pris la parole. C’était un moment très convivial et je l’espère enrichissant pour tout le monde.

Pendant une heure, ensemble, nous avons parlé produits, avenir, développement international… la présence de journalistes canadiens ou colombien, par exemple, a été une excellente occasion de vérifier que, mondialisation ou pas, l’art de vivre à la française, nos célèbres croissants et nos non moins célèbres baguettes, avaient encore de belles années devant eux !

Un petit mot de Franchise Expo

Cette année encore, il est difficile de trouver une minute dans mon emploi du temps pendant Franchise Expo.

Je prends tout de même le temps de rédiger ce petit billet, pour souligner l'importance de ces grands rendez-vous professionnels.  Ils fourmillent de rencontres, d'opportunités et d'idées. Dans tous les secteurs, des milliers de projets sont nés Porte de Versailles.

Concernant le groupe Le Duff, j’attends lundi soir pour tirer un bilan, mais les premières impressions sont très bonnes. Je vous livrerai tout ça dans un billet, bien entendu.

Vous pourrez également découvrir le salon en images, avec les nombreuses photos prises par les membres de mon équipe. Ah ! La petite révolution du numérique ….

A bientôt

Franchise Expo : c’est parti !

9 heures. J'arrive au hall 3 du parc des expositions de la Porte de Versailles où se tient la 25eme édition de Franchise Expo Paris. Les premiers visiteurs piétinent devant l'entrée encore fermée au public. Direction le stand F50 ou mes plus proches collaborateurs s'affairent et mettent la dernière touche à la décoration. C'est important: c'est  la que les candidats a une franchise ont leur premier contact avec le groupe.

A peine le temps d'avaler un pain aux raisins et j'accueille Renaud Dutreil, le ministre des PME et du Commerce et tout son staff. Nous nous installons autour d'aune table. Jean Dalaudiere, Président de l'association des franchises du groupe Accor pour le monde, Christian Tachon, le DG des franchises Accor en France ainsi que Alain Priour, le directeur des centres de beauté Yves Rocher nous ont rejoints. Ensemble nous parlons création d'entreprise, prise de risque et réussite aujourd’hui.

A peine le sémillant ministre parti pour de nouvelles aventures qu'il me faut retrouver les journalistes rassemblés dans la salle de presse du Salon pour un nouveau moment d'échanges. Mon fidèle collaborateur Léo Israël et Yannick Le Bourdonnec, le co-auteur du manuel de la réussite, ne sont pas loin. Ce Salon, comme tout dans ma vie, est une affaire d'équipe. Il est 13heures, et le marathon du week-end ne fait que commencer...

A suivre ...

Le Salon de la franchise : le grand rendez-vous

Franchiseexpositionparis_1  Pour moi, cette 25ème édition est un rendez-vous très important et constitue finalement le lancement officiel de "Réussir... en toute franchise". Je retrouverai là bas certains de mes copains franchiseurs qui ont d’ailleurs témoigné dans mon livre (Yves Rocher, Geneviève Lethu…). 

Surtout, Franchise Expo, c’est trente mille visiteurs… combien parmi eux de patrons potentiels ? Je pourrai rencontrer personnellement beaucoup de candidats à une franchise Brioche dorée, Del Arte ou aux deux enseignes nouvellement ouvertes à la franchise : Le Fournil de Pierre et les tout nouveaux Caffè Del Arte.

Notre objectif  est de faire une première sélection de 500 ou 600 candidats. Je l’ai dit déjà dans la presse : je recherche 100 entrepreneurs pour 2006 ! Bien sûr sur les quelque 600 sélectionnés, il y aura peu d’élus : nous avons une politique de sélection très dure. La motivation et la passion sont essentielles mais elles ne suffisent pas.

Attention, on ne cherche pas que des professionnels de la franchise ! Chez moi, on peut apprendre. Il y a une école de formation et un programme qui alterne la théorie et la pratique. Mais il faut les bonnes dispositions, c’est cela que l’on teste. Grâce à ce dispositif, pas d’erreur de casting et un taux d’échec proche de zéro.

Je serai donc là pour les affaires. Mais aussi pour le plaisir du contact direct et toujours la transmission d’expérience. Dimanche 19 mars, je participe d’ailleurs à une conférence à 14 heures sur « Les bonnes raisons pour créer son affaire en franchise et comment choisir son réseau ». Philippe Roux, mon compagnon de route depuis de longues années, aujourd’hui directeur général de la Brioche Dorée et de Del Arte, interviendra quant à lui vendredi 17 sur « de la restauration rapide à la restauration à table en franchise : quel métier choisir ? ». Et pour ceux qui veulent entendre le point de vue d’un franchisé, Renan Begueret, qui dirige un restaurant Del Arte, interviendra le dernier jour du Salon, lundi 20, à partir de 11heures, sur le thème « le franchisé : un acteur de la vie locale ».

Vous pouvez retrouver le programme complet sur www.franchiseparis.com

Un Blog Le Duff ?

Animer un blog, c’est pour moi une réelle nouveauté au service de vieux objectifs : entreprendre et transmettre.

Je suis né il y a cinquante neuf ans dans une famille de petits entrepreneurs bretons. Pour moi, entreprendre c’était comme respirer : naturel et vital. Mais tout au long de mon parcours, j’ai rencontré des gens qui doutaient et se cherchaient. Ils avaient une envie (être indépendant, gagner de l’argent, s’en sortir seul dans la vie) mais il leur manquait les clefs pour réussir. J’ai créé la première Brioche Dorée en 1976, il y a exactement trente ans. Trente ans, l’âge de tous les possibles et de tous les choix. Un des premiers tournants de la vie d’adulte. Un cap symbolique dans mon parcours.

Aujourd’hui, je peux me retourner sur ce que j’ai accompli et prendre le temps de transmettre mon expérience. Quand j’y réfléchis c’est ce que j’ai fait tout au long de ma vie professionnelle : partager et transmettre.  C’est tout l’esprit de la franchise que j’ai contribué à développer à une époque où très peu de gens la connaissaient en France. Prendre une franchise, c’est aller vers quelqu’un qui a réussi et qui vous confie les clefs de cette réussite. Cette flamme m’animait quand j’étais à prof l’Université de Rennes. Cette volonté de transmission, j’ai voulu la mettre aujourd’hui dans ce blog.

Ce blog fait également écho au livre que je viens de publier aux éditions Albin Michel. Réussir… en toute franchise est un manuel de la réussite, il donne les clefs pour gagner en montrant notamment que la franchise permet d’allier les aspirations à la sécurité et à l’indépendance.

En clair, je souhaite faire de ce blog un moyen supplémentaire d’échanger, de dialoguer et surtout de donner ces précieux conseils qui peuvent mettre toute personne motivée et travailleuse sur la voie de la réussite.

Bienvenue à tous ceux qui, en toute franchise, veulent réussir et en parler !

juillet 2008

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