ENCORE PLUS D'OUVERTURES EN FRANCHISE POUR CETTE ANNEE

J’ai revu avec mon équipe de direction ma prévision d’ouvertures de restaurants de début d’année à la hausse avec un nouvel objectif de 70 établissements supplémentaires prévus pour 2006. D’ailleurs, les 2/3 seront réalisés en franchise.

Facade_bd_store_rouge_1 S’appuyant sur une forte progression de CA variant de 4 à 8 % selon les enseignes (à périmètre constant), nous nous sommes fixés des objectifs d’ouvertures encore plus ambitieux : en 2006, 70 nouveaux établissements ouvriront en France et à l’international.

Ce développement passe par les 4 enseignes majeures, Brioche Dorée, Fournil De Pierre, Del Arte et Caffè Del Arte représentées au dernier salon de la franchise en mars 2006. Un salon au bilan plus que positif avec 100% de contacts supplémentaires par rapport à 2005.

L’accès à la franchise est ouvert :

  • aux indépendants qui souhaitent s’installer à leur compte en s’appuyant sur les 30 ans de réussite du Groupe,
  • aux opérateurs qui ont des concessions dans les gares, les aéroports, les réseaux routiers ou les collectivités,
  • à des partenariats en Joint Venture.

Pour assurer ce développement en toute sécurité et rentabilité, (à fin 2006, nous réaliserons un CADel_arte_presto2_b_def_1   de plus de 630 millions d’Euros avec plus de 600 restaurants) nous avons investi dans la mise en place de nouveaux éléments indispensables à cette réussite :

  • Des actions commerciales dynamiques (principalement) axées sur une politique Produit (totalement orientée) qualité, saveur, bien-être et équilibre renouvelée 2 fois par an,
  • Un nouveau CD Rom de formation à l’Hygiène pour l’ensemble du personnel,
  • Un nouveau système de gestion compatible à toutes les activités de restauration du Groupe et pour une parfaite convergence du réseau dans le monde (système caisses et tableau de bord)
  • Pour accélérer la rapidité de circulation de l’information, un portail d’applications donnant accès à différentes applications dans lesquels on peut consulter des documents organisés en chapitres

MICHEL CHOUKROUN - Les fondamentaux du commerce – racines, réussites, réinventions

La semaine dernière, je me suis entretenu avec Michel CHOUKROUN. Il va publier un livre intitulé « Les fondamentaux du commerce – racines, réussites, réinventions », aux Editions d’Organisation. Comme moi, il est convaincu de la responsabilité que nous avons dans la transmission de notre savoir, il participe, comme je l’ai fait dans le passé et comme je le referai sans aucun doute dans l’avenir, à l’enseignement universitaire, à Paris Dauphine mais aussi au conseil en entreprise. Il nous donne son point de vue sur l’emploi :

« Le 9 juin 2006 s’est tenu à Paris le Forum de la Modernité sur le thème de la JEUNESSE.

Selon un sondage présenté ce jour-là :

- les 50 à 62 ans se reconnaissent comme « la génération du plein emploi » et « la génération 68 » ;

- les 18 à 30 ans se définissent comme « la génération Internet » et « la génération précarité » …

Horreur ! Et pire encore : seulement 25% des moins de 30 ans se disent satisfaits par leur emploi (contre 54% pour l’ensemble des Français). Il faut réagir, les entrepreneurs le font …

Ce que j’ai le plus apprécié dans le livre de Louis Le Duff c’est la façon dont il lie la fonction d’entrepreneur, l’exploitation d’une franchise, et la vie de chaque individu. Son message est très fort : les entrepreneurs ont réussi avant tout parce qu’ils étaient capables de « consacrer » à leur travail une passion et une dévotion sans limites. On ne travaille pas pour gagner de l’argent mais pour se réaliser soi-même.

Tous les entrepreneurs qu’il cite dans son livre en sont de brillants exemples : des grandes personnalités comme Paul Dubrule qui ont bâti des empires comme le Groupe ACCOR, ou de nombreux indépendants comme par exemple Sophie et Norbert Milin qui tiennent, en famille, un restaurant Brioche Dorée à Rennes. Louis Le Duff a raison de mettre en avant, de façon si forte, la puissance de la franchise. Pour répondre à cette société qui fait peur aujourd’hui, où les jeunes sont obsédés (à juste titre) par la précarité, bâtir son entreprise est une vraie réponse pour sortir la société française du marasme où elle est en train de se fondre !

J’ai lu et relu le cœur du livre où il décrit les qualités de l’entrepreneur. Si vous lisez entre les lignes, vous verrez qu’en fait, tout le monde peut, un jour, accéder à ce statut d’entrepreneur. Que les jeunes et les moins jeunes reprennent la force de croire en l’avenir et qu’ils osent se lancer dans des aventures ! Image1

Dans quelques jours, je publie un livre intitulé « Les fondamentaux du commerce – racines, réussites, réinventions », aux Editions d’Organisation. C’est un autre cri à la passion et à l’aventure. C’est une description des complexités que présente notre monde mais qu’il faut savoir affronter pour mieux lutter. C’est une présentation de cette large panoplie qu’offre le commerce aujourd’hui sous tous ses aspects, du grand groupe international au commerçant local. C’est un ensemble de recettes simples pour réussir dans le commerce en revenant sur ses forces fondamentales, sans jamais délaisser l’entrée dans la modernité et la technologie.

Mon livre se termine par un « cri » : « Chefs d’entreprises, conservez votre foi, continuez à entrainer vos équipes, ne doutez jamais que votre bonheur, votre réalisation, peuvent se trouver, se créer, se recréer et se recréer encore dans le commerce ! » Louis Le Duff termine son ouvrage également par un « cri » : « Rêvez forts. Soyez l’entrepreneur de votre propre vie. Passez à l’action. Osez. »

Je fais un vœu : que nos deux cris s’unissent pour redonner de la force à ceux qui ont déjà baissé la tête. On a trop tendance, en France, à considérer que c’est toujours « la faute à l’autre » (gouvernants, concurrents, patrons, collaborateurs). Ne comptez pas sur les autres, quels qu’ils soient. C’est à chacun de nous, chacun à notre niveau, de booster nos initiatives pour un monde meilleur. »

Michel Choukroun

Consultant en Problématiques de distribution

m.choukroun@mc-analysis.com

www.mc-analysis.com

Salon des entrepreneurs - Grand Débat

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Jeudi prochain, j’ai le plaisir de participer au Grand Débat du Salon des Entrepreneurs à Lyon le 1er juin 2006.

A travers de nombreuses conférences, débats et ateliers, ce salon répond aux questions des entrepreneurs et futurs entrepreneurs qui veulent créer, reprendre, ou développer leur entreprise. Vous comprendrez facilement pourquoi j’ai accepté avec un grand enthousiasme l’invitation à ce débat : rencontrer, transmettre, expliquer, convaincre les entrepreneurs de demain, cela fait partie de ce que j’aime.

Le thème du débat, animé par Philippe BLOCH, fondateur du groupe Colombus, est tout à fait lié à mon destin d’entrepreneur : Réussir en partant de Zéro !

Ceux qui me connaissent bien ont l’habitude de m’entendre répéter : « Encore plus que du talent, plus que de l’intelligence et même plus que du génie, l’excellence naît de l’effort et de la passion ».

Je suis convaincu que le succès est encore possible aujourd’hui...

Je n’ai pas dit que la démarche entrepreneuriale était aisée, mais possible.

Cela nécessite beaucoup d’énergie et d’envies. Il faut saisir les opportunités et, à défaut d’argent, avoir des idées.

C’est à chacun de créer sa propre histoire. Il faut être l’entrepreneur de sa propre vie, il faut passer à l’action, oser.

Mais aujourd’hui, il faut aller très vite. De ce fait, pour moi, la meilleure façon d’entreprendre, est de s’appuyer sur une entreprise déjà existante, qui fait partager son expérience. L’union faisant la force, en prenant une franchise, l’entrepreneur reste indépendant et a 10 fois plus de chance de réussir que d’échouer.

Salon des entrepreneurs

www.salondesentrepreneurs.com

du 31 mai au 2 juin 2006 au Palais des Congrès de Lyon.

Grand débat le 1er juin, « Réussir en partant de zéro ».

Animé par Philippe BLOCH

Participants :

  • Jean-Michel AULAS, Président Cégid,  Président Olympique Lyonnais
  • Alain ETCHEGOYEN, Philosophe et Conseiller d'entreprises
  • Frédérique GIRARD, Présidente, Laboratoire Dermscan
  • Malamine KONÉ, Président, Groupe Airness
  • Louis LE DUFF, Président-Fondateur, Groupe Le Duff (Brioche Dorée, Del Arte, Bridor...)
  • Sandra LEGRAND, PDG, Canal CE
  • Patrick MOLLE, Directeur Général EM Lyon
  • Yves MOROT-SIR, Président Directeur Général, Imhotep
  • Geoffroy ROUX DE BÉZIEUX, Président, Croissance Plus
  • François TURCAS, Président CGPME

En réponse à Thibaut Bayard

Il y a quelques jours, Thibaut Bayard, basé dans le Nord de la France, m’interrogeait sur les facteurs clés de succès pour réussir aux Etats-Unis.

Il n’y a de recettes miracles. Je prends l’exemple de la Madeleine. Son lancement aux Etats-Unis était une excellente idée mais ses précédents propriétaires ont dû céder cette chaîne par manque de rentabilité. La réussite de cette enseigne, que j’ai reprise en 2001, est le résultat du respect de quelques règles incontournable.

En effet, dès qu’on veut se développer à l’étranger, l’important est d’avoir une bonne présence locale. A mes yeux,  il est indispensable de travailler avec une équipe du pays qui vous apporte sa connaissance intime des clients, de leurs comportements et de leurs attentes. Ensuite, il faut réussir le « mariage » avec des techniciens français qui connaissent le concept, le produit, ont le savoir-faire... Pour cela, je veille à confier des responsabilités à des hommes qui « pensent international », c’est-à-dire qui ont l’esprit suffisamment ouvert et un peu aventurier pour bien s’entendre et travailler avec les personnes du pays en question.

Il faut également savoir faire évoluer le produit en fonction des goûts locaux tout en veillant à ne pas le dénaturer, à respecter en l’occurrence la tradition française ainsi que la décoration sur laquelle reposent une grande partie de notre réussite tout en lui donnant le petit « accent » qui fait que le consommateur du pays en question s’y retrouve et voyage sans trop être perturbé. 

Quand je me suis lancé aux Etats-Unis, j’ai rapidement compris qu’il fallait donner aux Américains la France non telle qu’elle est mais telle qu’ils la voient ! Cela s’est également vérifié en Angleterre. J’ai une petite anecdote précise en tête. Nous avions donc ouvert des Brioche Dorée qui marchaient d’ailleurs pas mal. Mais nous avons fait des études et découvert que nous pouvions encore améliorer les choses. En effet, le chausson aux pommes était fait avec des fruits français. L’idée est venue d’employer pour leur confection des pommes locales, un peu plus acides, cultivées dans le Sussex. L’effet de ce petit changement a été immédiat : les ventes des chaussons aux pommes sont montées en flèche !

J’ajouterai que pour réussir à l’étranger, il me semble primordial d’avoir d’abord réussi chez soi. Il faut savoir également investir dans le recrutement et la formation des hommes. Il faut de manière générale une politique de ressources humaines qui permet de s'adapter, un marketing opérationnel et des cadres locaux de hauts niveaux.

En appliquant ces recettes simples à La Madeleine, nous en avons fait une réussite qui nous conduit à l’ouverture prochaine de 10 nouveaux établissements pour cette année notamment en Floride et au Texas...

De la Bretagne à Los Angeles

Je sens que certains vont encore à la lecture de ce billet, m’accuser d’excès d’optimisme voire de vantardise… Tant pis je prends le risque. Je reviens de quelques jours sur le Nouveau Continent, celui que l’on regarde d’ici avec un mélange d’admiration et d’envie. Celui qui donne des complexes aux uns et déclenchent la haine des autres.

Brioche_dore_canada Après avoir obtenu mon diplôme à l’ESSCA, j’ai décidé de partir aux Etats-Unis. J’avais lu un article racontant l’histoire de Paul Dubrule, le fondateur du groupe Accor et cela m’avait décidé à traverser à mon tour l’Atlantique. Direction le Canada, à Sherbrooke, où j’ai préparé un MBA tout en découvrant les modes de consommation. Pour moi à l’époque, les Etats-Unis n’étaient peut-être pas un modèle mais ils étaient certainement un exemple dans la mesure où je pressentais qu’ils étaient en avance sur bien des points dans ce secteur et que les mêmes évolutions allaient se produire en France quelques années plus tard. C’est en observant leurs concepts que m’est venu l’idée de développer un service de service rapide à la française proposant en continu des produits adaptés aux moments de la journée : des viennoiseries pour le petit-déjeuner, des sandwiches et des salades à l’heure du déjeuner, des petites tares pour le goûter… La Brioche Dorée était née.

Au milieu des années 80, le développement du groupe m’a conduit à envisager une extension à l’international. Et là, juste retour des choses : j’ai mis le cap sur le Canada (photo 1 & 2). Depuis, j’ai ouvert de multiples points de vente sur ce Continent qu’on nous présente trop souvent comme Brioche_dore_canada_2une menace. Et je suis à chaque fois agréablement surpris par l’accueil que réserve notamment les Américains du Nord à l’art de vivre à la Française. Là-bas, mais aussi en Argentine, en Angleterre ou encore au Japon, pousser la porte d’une Brioche Dorée ou de « la Madeleine » (le nom « local »), c’est un peu partir en voyage. Nous avons mis un soin particulier à nous démarquer de l’univers un  peu aseptisé des Fast Food en proposant, en même temps que nos produits, un confort tout européen. Nous avons également implanté une des nos cinq usines de production aux Etats-Unis où il y maintenant 65 Brioche_doree_lax_1 points de vente « la Madeleine » dont un ouvert récemment dans l’aéroport de Los Angeles (photo 3), à Lax, qui bat des records de chiffres d’affaires. Et je viens de finaliser un accord pour l’ouverture de 20 nouveaux magasins en Floride.

C’est cet aspect de la mondialisation que j’avais envie de partager aujourd’hui avec vous.

Mon Tour de France

Depuis l’ouverture de ce blog j’ai beaucoup parlé de la franchise. Sortie de mon livre oblige ! Mais si mes affaires marchent bien c’est parce qu’elles reposent sur deux jambes. Il y a le réseau des franchisés, et il y a les cadres. Je suis très attaché à ce que les premiers réussissent. Mais je suis Maryvonne_guilloux tout particulièrement impliqué dans l’épanouissement des seconds. Les cadres recherchent de la stabilité et de la croissance. C’est la stabilité qui les fait venir et la croissance qui les fait rester. Et chez moi, ils restent. Philippe Roux, mon directeur général pour Brioche Dorée et Del Arte compte 20 ans de maison, et Maryvonne Guilloux, notre secrétaire générale, est rentrée dans le groupe le 1er mars 1983.

Un cadre ne reste pas si longtemps s’il ne se sent pas bien et surtout si on ne lui offre pas de perspective en termes de formation continue et bien entendu de progression de carrière. D’ailleurs, la franchise peut constituer un débouché intéressant  pour eux : ils connaissent Philippe_roux parfaitement le groupe et les enseignes, ils arrivent à un tournant de leur vie personnelle et professionnelle, ils ont envie de changer : nous pouvons les aider et les choses ainsi se passent en toute harmonie.

Il y a les cadres qui restent et ceux que vous attirez. Je n’hésite pas à le dire, au-delà de la satisfaction professionnelle, je ressens une forme de fierté quand un cadre supérieur de l’un de mes principaux concurrents émet le souhait de nous rejoindre. Il sait que le métier sera à peu près le même mais il recherche autre chose en plus, un supplément d’âme en quelque sorte et il a compris qu’il le trouverait chez nous.

Parce que je suis convaincu que de nombreux élèves en écoles de commerce se posent beaucoup de questions sur leur avenir et que ce type de réflexion peut les intéresser, j’ai entrepris un tour des Ecoles de commerce.

Je serai le 11 avril prochain à l’IESEG de Lille et le lendemain à Angers à l’ESSCA. Et puis devraient suivre rapidement Lyon, Toulouse, Marseille et d’autres encore Je vais faire là bas des conférences à l’occasion desquelles j’espère avoir un vrai échange avec les étudiants. L’échange et l’expérience, il n’y a que cela de vrai !

D’ailleurs si vous êtes étudiant dans une école de commerce et que ce type de rencontre vous intéresse : contactez moi, nous pouvons tout à fait envisager d’organiser quelque chose. J’ai beaucoup appris sur les bancs de l’école, et j’ai d’ailleurs été professeur, mais je suis convaincu qu’une parie de l’enseignement passe par la rencontre avec des professionnels qui vous parlent de leur parcours et du terrain.

En parlant d’échange, j’aimerais vraiment que ceux qui ont lu mon livre me fassent des remarques et participent ainsi à la préparation du second que j’imagine déjà encore plus riche en expériences et en conseils divers. Alors n’hésitez pas !

Combien ça coûte ???

Je voudrais aujourd’hui réagir au commentaire que m’a adressé Claude Lamarque. Vous avez raison, Claude, il faut parler de tout et en toute transparence. Il faut dire que le contexte actuel m’a surtout incité à aller contre ce climat de sinistrose et de dénigrement où beaucoup « s’amusent » à opposer l’entreprise et les jeunes en enfermant les deux dans des caricatures.

Alors parlons maintenant des conditions concrètes pour accéder à la franchise. Le droit d’entrée d’abord. Chez nous par exemple, il faut apporter 30 000 euros pour une franchise Brioche Dorée. C’est une somme mais l’important est aussi de regarder ce que vous avez en retour. Un réseau vous apporte un concept qui a fait ses preuves, une force de frappe dans le marketing et auprès des fournisseurs, souvent plusieurs dizaines d’années d’expérience. Tout cela a un coût.

Deuxième point : le fonds de commerce. Là les choses sont très variables. Pour Brioche Dorée toujours, il faut apporter environ 25 à 30 % de l’investissement global. Les franchisés signent un contrat de neuf ans : il est bien rare, croyez-moi, qu’ils ne rentabilisent pas leur affaire ! C’est là où l’on retrouve le caractère déterminant du choix du réseau. En effet, tous les réseaux ne demandent pas le même niveau d’investissement. Il faut choisir selon ses aspirations mais aussi selon ses moyens. Tout le monde, j’en suis bien conscient, n’a pas de quoi ouvrir une franchise hôtelière. Mais entre un hôtel et un magasin de fleurs ou du soutien scolaire il y a une grande différence.

Prendre une franchise, c’est d’abord et avant tout créer son entreprise. Et cela  demande toujours une mise de départ. La seule différence qui fait que je persiste à faire l’éloge de la franchise c’est que là, vous êtes certain de faire un réel investissement et que le risque de voir cet argent simplement partir en fumée est extrêmement faible (alors que 52% des entreprises créées en indépendant mettent la clef sous la porte avant la cinquième année).

Alors comment fait-on quand on n’a pas cet argent ?

Tout cela se discute, tout cela doit être abordé très directement une fois que le socle de motivation et d’envie réciproque est là. Le réseau est aussi très important au moment où il s’agit de trouver des partenaires financiers. En s’adressant à un franchiseur solide et reconnu, on peut plus facilement être entendu des banquiers et notamment de ceux avec lesquels le franchiseur travaille. Un tuteur peut aussi vous ouvrir les portes d’une banque et vous transmettre la confiance dont il bénéficie de sa part. Enfin, il y a d’autres types de soutien possible. Je pense en particulier à la location-gérance qui permet dans certains réseaux à certains candidats à la franchise de ne pas investir au départ en échange d’un loyer versé au franchiseur. Très souvent, au bout de quelques années, le chef d’entreprise a les moyens de racheter son fonds de commerce et ainsi de devenir un franchisé à part entière.

Voilà Claude, quelques pistes. L’argent est important mais il n’est pas déterminant. Et si vous pensez décidément être trop jeune pour accéder directement à la franchise et si le franchiseur a également des succursales (ce qui est bien souvent le cas), il est aussi possible de vous « faire les dents » dans le métier qui vous attire en étant salarié. Alors, vous apprenez le métier et les règles de gestion d’une affaire et vous vous constituez un petit pécule que votre employeur pourra vous aider à investir intelligemment quand le moment sera venu pour vous de vous lancer en indépendant.

Un conte de faits

A tous ceux qui pensent que l’esprit entrepreneurial est mort, notamment chez les jeunes, je réponds qu’il faut regarder d’un peu plus près.

Depuis que j’ai ouvert mon blog, j’ai reçu de nombreux commentaires qui émanent souvent de jeunes entrepreneurs optimistes te volontaires. Soit ils ont déjà monté leur entreprise, soit ils en ont très envie et sont avides de conseils. Je les remercie tous : leur témoignage de sympathie me réchauffent le cœur.

En somme qu’est-ce qu’il faut pour se lancer ? De la passion, des idées, de la rigueur, évidemment beaucoup d’énergie et de force de travail. Mais souvent aussi, pour le « déclic », il faut avoir le bon interlocuteur, celui qui vous conseille, qui vous guide, vous met sur les rails, vous épargne les erreurs que lui même a faites (beaucoup de temps gagné !) : en somme, il faut un tuteur.

En écrivant cela, une histoire me revient en mémoire. Il y a quinze ans, un couple que je connais bien (nous sommes quasiment du même village) me demande comme une faveur de prendre leur fils en apprentissage pendant l’été. Ils n’ont pas les moyens de l’envoyer en vacances et le petit s’ennuie. J’accepte de le prendre sous mon aile, même s’il est très jeune. Après cette expérience, il semble avoir retrouvé le goût des études. Il passe son BTS et est reçu major. Ses professeurs, qui le trouvent brillant, le poussent à faire des études supérieures. Mais le jeune homme a pris le virus de la brioche et veut revenir travailler chez moi. Conscient de ses capacités, je mets en place pour lui une sorte d’alternance qui lui permettra d’aller jusqu’à faire un MBA à Ottawa tout en gardant le contact avec le groupe dans lequel il entame en parallèle une brillante carrière. Après avoir dirigé l’ensemble de mes activités en Amérique du Sud, il est revenu en France et fait partie des cadres les plus prometteurs au Siège.

Conte de fées me direz-vous ? L’exception qui confirme la règle ? Oui ce gamin a eu de la chance. Mais moi aussi en le trouvant sur mon chemin. Et au-delà de la magie d’une rencontre, il y a des années de travail et d’efforts. Ce n’est pas un coup de baguette magique qui l’a propulsé où il est aujourd’hui : c’est sa volonté, sa détermination, son envie de s’en sortir et de réussir. Et quand bien même il n’y aurait qu’un jeune sur dix avec ce potentiel, quel dommage de passer à côté aveuglé par ses préjugés sur la jeunesse !

Passeports Bretagne pour entreprendre

L’avenir d’un pays, le développement de son économie, le dynamisme de ses entreprises passent par la formation d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes capables d’assurer la relève. C’est cette conviction qui m’a conduit à monter ma propre école avec un objectif interne à mon groupe : constituer mes équipes de demain. Mais très tôt j’ai cherché à réaliser cette conviction dans d’autres cercles.

Je suis né à Plouescat, un petit village du Finistère et j’ai toujours gardé pour ma Bretagne natale un grand attachement (qui explique d’ailleurs que le siège social du Groupe Le Duff soit implanté à Rennes et que je passe une bonne partie de mes semaines dans cette ville). Mais l’amour n’est pas forcément aveugle et je sais quelles difficultés cette région a pu rencontrer et rencontre encore. C’est d’ailleurs pour les surmonter que les Bretons ont su depuis si longtemps développé une détermination et une inventivité qu’on cite souvent en exemple.

Passeport_bretagne Il y a tout juste quinze ans, j’ai participé à la fondation de l’association « Passeports Bretagne pour entreprendre ». L’idée : venir en aide à des jeunes qui n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études. L’aide est matérielle bien entendu. Ces jeunes reçoivent une bourse et on leur prête de l’argent à des taux défiant toute concurrence. Mais l’esprit de cette opération va bien au-delà d’un simple soutien financier. Il faut être réaliste : l’argent est une chose importante mais il n’est pas le sésame de la réussite professionnelle. Aujourd’hui encore plus qu’hier, il faut aussi avoir les bons contacts, connaître les fonctionnements et savoir se frayer un chemin dans la « jungle » du monde du travail.

Mettre le pied à l’étrier, ce n’est pas seulement (ni peut-être avant tout ?) faire un chèque. C’est un engagement total. « Passeports Bretagne pour entreprendre » facilite l’accès à l’entreprise à des jeunes dont l’environnement social et culturel ne joue pas ce rôle. Il s’agit de démocratiser l’esprit d’entreprise et de développer des synergies entres les universités, les écoles et l’entreprise.  L’esprit d’entreprise, on peut naître dedans. Mais quand ce n’est pas le cas ? Cet aspect est si important que nous avons vu, au fil des années, des jeunes sans besoin financier solliciter l’association pour simplement bénéficier de conseils et être guidés ! En 2005, ils étaient 675 à avoir bénéficié de ce dispositif et 49 -autant de filles que de garçons, je précise- ont été retenus sur les 162 candidatures déposées. C’est un succès dont je suis fier. C’est surtout une formidable promesse d’avenir et, je l’espère, un exemple qui fera beaucoup de petits dans d’autres régions de France.

Plaidoyer pour l’économie

J’ai parcouru, et plus que cela d’ailleurs, le blog de Patrice consacré au développement des services aux personnes. Bravo Patrice ! Quel plaisir de lire des propos simples, directs et clairs sur l’esprit entrepreneurial. Il y a dans ce blog un réel sens de la pédagogie. J’ai beaucoup apprécié les conseils judicieux donnés ces derniers jours pour réussir en franchise… un thème qui m’est cher. Nous ne serons jamais assez nombreux à faire l’éloge de ce moyen de se mettre à son compte.

Et puis il faut dire et redire aux Français que l’économie n’est pas le diable et que les patrons ne sont pas des vampires assoiffés de sang ! Arrêtons avec les clichés réducteurs et blessants. La plupart des chefs d’entreprises ne sont pas à la tête d’empires et les yeux rivés sur leur cours de bourse. Le plus grand employeur de France, c’est l’artisanat, comme nous le rappelait judicieusement une récente campagne. C’est-à-dire des hommes et des femmes qui travaillent dur pour faire prospérer leur petite affaire et qui embauchent bien volontiers dès qu’ils le peuvent. Quand j’écris cela je ne pense pas seulement à redorer notre blason. Je pense sincèrement que les fausses idées sur l’économie et ses acteurs ont des conséquences négatives pour la société dans son ensemble.

Il faut lire, dans cet esprit, la tribune publiée dans le Figaro d’hier par Luc Périnet-Marquet (directeur général Europe d’un groupe international de communication financière). C’est du bon sens : la véritable victime de ce « divorce » entre les français et l’économie, c’est l’emploi. Et l’une des clefs, une fois de plus, une fois encore : la formation. On rejette souvent ce que l’on connaît mal. Alors dès l’école, et tout au long de la vie, battons-nous pour que l’économie soit mieux enseignée. Nous avons tous et tout à y gagner.

Définir sa réussite

On imagine que la réussite repose sur des recettes secrètes ou une chance hors du commun. Je pense qu’elle se fonde au contraire sur des attentes précises et bien définies. Bien des personnes veulent le succès. Mais elles  échouent car elles poursuivent des ambitions aux contours flous, engendrant des projets mort-nés.

La réussite, en tout cas en ce qui me concerne, résulte surtout d’une ligne de conduite simple mais efficace que je me suis toujours efforcé de respecter. Ce sont toujours les mêmes convictions et les mêmes valeurs qui m’animent depuis le début, en 1976. Un amour du métier et un enthousiasme aujourd’hui partagés par les hommes et les femmes qui m’entourent.

Il faut d’abord la volonté de saisir les opportunités qui se présentent à nous en France et partout ailleurs dans le monde. Savoir sentir les évolutions des attentes des consommateurs pour faire évoluer les concepts ou faire les bonnes acquisitions au bon moment, être conscient de ce que l’on représente pour les clients pour leur donner toujours satisfaction et, sans cesse, devancer leurs désirs, en un mot : anticiper.

D’autre part, il faut accepter l’adversité, voire l’appeler de ses vœux. Certains événements qui peuvent être considérés dans un premier temps comme une barrière à la réussite doivent au contraire être envisagés comme un avantage et par conséquent la chance de montrer que l’on est le meilleur et en mesure d’aller plus vite et plus loin.

Enfin, il faut s’entourer à tous les niveaux de postes, des meilleurs collaborateurs. Ce que je recherche encore plus que le talent, l’intelligence et même le génie, c’est l’effort et la volonté de chacun pour atteindre l’excellence.

Mon ambition aujourd’hui ? Poursuivre le développement de chacune des enseignes et accroître encore leur prestige tant en France qu’à l’étranger. Et d’un point de vue plus personnel… prendre chaque année une semaine de vacance supplémentaire ! Quand je suis là je travaille presque jour et nuit, sans avoir d’ailleurs jamais l’impression de travailler. Et quand je lève le pied, je savoure le plaisir de déléguer à des collaborateurs de confiance. C’est peut-être dans ces moments-là que je sens le mieux ce que signifie la réussite. Avoir du temps pour imaginer l’avenir et savoir que la gestion du quotidien est entre des mains sûres.

Je pense que, face aux exigences d’une vie d’entrepreneur, une des clefs du succès est là. Dans la capacité à définir des règles d’action professionnelles et personnelles et à se les appliquer avec constance.

Le salon de la franchise : le marathon touche à sa fin

On n’en est pas encore au bilan mais je sais que tout s’est très bien passé. Quand on a un peu de métier, on sent ces choses-là : beaucoup de passages sur le stand, toutes les tables occupées et…des collaborateurs épuisés !

Stand_brioche_doree_1 Au Salon, il est de coutume de remettre des prix aux stands les plus réussis. Ce sont les trophées de l’excellence. J’ai été très fier que le nôtre obtienne celui du stand le plus représentatif du concept pour la Brioche dorée. Il faut dire que ce petit café reconstitué était plutôt très réussi.

Cette édition aura été particulièrement intense pour moi. Aujourd’hui encore, une vingtaine de journalistes, dont beaucoup d’étrangers, se sont réunis à l’heure du déjeuner au stand presse pour un échange autour de mon groupe, de mon livre et de quelques petits fours.

Je suis comme beaucoup de monde, j’aime bien parler de moi mais je trouve aussi qu’il est toujours plus intéressant de confronter les points de vue et les expériences. Alors, comme vendredi, j’avais convié d’autres personnes. Fabrice Provin était présent. C’est lui qui a lancé, (à 22 ans !), Age d’Or Services, une société de services aux personnes âgées. Sa réussite, grâce à la franchise qu’il a développée dès le début, est exemplaire de ces nouveaux métiers qui seront l’avenir de la franchise et sans doute de l’économie.

Il y avait aussi Rozen Perrigot, une des grandes spécialistes universitaires de la franchise. Elle représentait les universités de Rennes et du Michigan et a évoqué en quelques mots ce réseau d’experts qui se réunit régulièrement pour réfléchir à ce modèle économique de plus en plus en vogue. Mon vieux compagnon de route, Léo Israël, a également pris la parole. C’était un moment très convivial et je l’espère enrichissant pour tout le monde.

Pendant une heure, ensemble, nous avons parlé produits, avenir, développement international… la présence de journalistes canadiens ou colombien, par exemple, a été une excellente occasion de vérifier que, mondialisation ou pas, l’art de vivre à la française, nos célèbres croissants et nos non moins célèbres baguettes, avaient encore de belles années devant eux !

Brûlant CPE

A l’occasion de la sortie de mon livre, je fais pas mal d’interview. C’est un exercice assez nouveau pour moi et très instructif ! Je suis frappé d’une chose. Quand un journaliste vous invite, il s’attend à ce que vous ayez un avis sur tout, et si possible un avis polémique. C’est sans doute un bon signe : cela veut dire que les patrons sont de plus en plus perçus comme des acteurs de la société. Mais il n’est pas toujours facile de se plier à cet exercice surtout quand l’actualité est brûlante.

Ces temps-ci, où le débat sur le CPE fait rage, j’ai systématiquement eu droit à une question sur ma position à l’égard de ce projet de nouveau contrat pour les jeunes. Je ne fais pas de politique. Attention, j’ai des convictions mais je n’ai pas envie d’utiliser la tribune médiatique que me donne mon livre ou mes autres activités pour faire de la propagande. Pour le CPE c’est un peu particulier. Je suis un citoyen et un père de famille. Savoir que 25% des jeunes en France sont au chômage n’est pas supportable. Surtout que dans des pays voisins, en Europe, ce taux peut être divisé par deux…

Par rapport à ça, j’ai tendance à penser que tout ce qui peut mettre le pied à l’étrier aux jeunes mérite d’être examiné. Ce qu’il faut, c’est combler le gouffre entre la formation initiale, de très bonne qualité et de plus en plus longue mais par définition générale, et le terrain. On apprend rarement un métier sur les bancs de l’école. Les jeunes doivent mettre un pied dans l’entreprise. C’est cette conviction qui m’a fait développer une école de formation qui alterne la théorie et la pratique. Pas mal d’étudiants viennent travailler dans les magasins pour payer leurs études. Ils viennent pour un salaire et ils repartent en connaissant un métier et la vie en entreprise. D’ailleurs beaucoup nous rejoignent ensuite comme salariés et passent par mon école, entièrement gratuite, pour compléter leurs connaissances.

Voilà, c’est ma modeste contribution sinon au débat sur le CPE en tout cas au problème épineux et plus ancien de l’insertion professionnelle des jeunes.

Mon manuel de la réussite

Réussir… en toute franchise que je viens de publier chez Albin Michel n’est pas vraiment un livre. C’est plutôt un manuel de la réussite.

Aujourd’hui, les statistiques des Chambres de commerce sont formelles : plus de la moitié des Français qui se lancent dans l’aventure de la création d’entreprise en indépendant mettent la clef sous la porte avant la cinquième année. Créer son entreprise est quelque chose de fabuleux quand on a une âme d’entrepreneur mais avouons qu’il faut être de nos jours un véritable « kamikaze économique » pour le faire seul ! Et tout le monde n’est pas prêt à jouer toutes ses économies à ce « loto »…

En développant des franchises depuis le début des années quatre-vingt, j’ai constaté qu’avec un bon franchiseur, c’est-à-dire un réseau solide et un « parrain » avec une expérience de qualité, on avait dix fois plus de chances de réussir. Ce constat, et tous les conseils que trente ans sur le terrain m’ont permis d’accumuler, je ne voulais pas les garder pour moi. Dans mon « manuel de la réussite », je donne les clefs pour réussir et pour gagner.

Je donne aussi le récit d’autres réussites de franchiseurs ou de franchisés qui montrent que la franchise est aujourd’hui un système qui est arrivé à maturité en France (la sélection naturelle a écarté les marchands d’illusion) qui a un très bel avenir devant lui : tous les nouveaux métiers, dans le service notamment, pourraient bien trouver dans la franchise le moyen de se développer à la grande vitesse que le monde d’aujourd’hui exige.

Un Blog Le Duff ?

Animer un blog, c’est pour moi une réelle nouveauté au service de vieux objectifs : entreprendre et transmettre.

Je suis né il y a cinquante neuf ans dans une famille de petits entrepreneurs bretons. Pour moi, entreprendre c’était comme respirer : naturel et vital. Mais tout au long de mon parcours, j’ai rencontré des gens qui doutaient et se cherchaient. Ils avaient une envie (être indépendant, gagner de l’argent, s’en sortir seul dans la vie) mais il leur manquait les clefs pour réussir. J’ai créé la première Brioche Dorée en 1976, il y a exactement trente ans. Trente ans, l’âge de tous les possibles et de tous les choix. Un des premiers tournants de la vie d’adulte. Un cap symbolique dans mon parcours.

Aujourd’hui, je peux me retourner sur ce que j’ai accompli et prendre le temps de transmettre mon expérience. Quand j’y réfléchis c’est ce que j’ai fait tout au long de ma vie professionnelle : partager et transmettre.  C’est tout l’esprit de la franchise que j’ai contribué à développer à une époque où très peu de gens la connaissaient en France. Prendre une franchise, c’est aller vers quelqu’un qui a réussi et qui vous confie les clefs de cette réussite. Cette flamme m’animait quand j’étais à prof l’Université de Rennes. Cette volonté de transmission, j’ai voulu la mettre aujourd’hui dans ce blog.

Ce blog fait également écho au livre que je viens de publier aux éditions Albin Michel. Réussir… en toute franchise est un manuel de la réussite, il donne les clefs pour gagner en montrant notamment que la franchise permet d’allier les aspirations à la sécurité et à l’indépendance.

En clair, je souhaite faire de ce blog un moyen supplémentaire d’échanger, de dialoguer et surtout de donner ces précieux conseils qui peuvent mettre toute personne motivée et travailleuse sur la voie de la réussite.

Bienvenue à tous ceux qui, en toute franchise, veulent réussir et en parler !

juillet 2008

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